Un point de vue comme un autre: 120 battements par minutes

Amis d’Un Coin de Ciné, je vous souhaite bien le bonjour !

Les vacances sont terminées et la rentrée me conduit directement dans les salles de cinéma même si cet été n’aura pas été de tout repos. J’ai vu il y a quelques semaines La Planète des Singes, que j’attendais avec impatience, mais quelques crétins dans la salle m’ont littéralement pourri le film. Cela vous aura évité un article sur ce film et aussi un autre sur ce type de comportement qui se reprend de plus en plus au cinéma.
Mais changeons de sujet les amis et parlons du film du jour. Sa bonne publicité au dernier festival de Cannes et son excellent bouche-à-oreille m’ont convaincu d’aller le voir.

De quoi ça parle ?

Ce film nous met au cœur de l’action de l’association Act-up, au début des années 1990, qui lutte contre l’indifférence générale face au sida qui sévissait depuis 10 ans déjà.
La genèse du titre du film provient de la fréquence des musiques électro de l’époque et qui ont un rôle libérateur dans l’œuvre de Robin Campillo. Ce dernier a été membre de Act-up, il a aussi co-écrit Entre les murs de Laurent Cantet (Palme d’Or à Cannes en 2008) et a réalisé Les Revenants.

 

Ce que je pense du film

Le film ne fait pas dans le misérabilisme de la maladie même si on sent que son ombre plane sur chacun de ces personnages. On est vraiment plongé au cœur de l’activisme d’Act-up au point même de se sentir dans un reportage d’investigation. On s’y chamaille, chacun est force d’investigation, on s’oppose mais au final chaque membre tend vers ce but commun et il est retranscrit avec beaucoup de simplicité.
Ce film est un hommage à tout ce qu’a pu apporter Act-up tant au niveau de l’information sur les différents moyens de prévention que sur les avancées en termes de recherche pour lutter contre cette maladie.

Le film ne connaît pas de temps mort et laisse sa place à chacun de ces personnages. Tous les acteurs sont excellents d’authenticité et de puissance que ce soit Adèle Haenel, Antoine Reinartz et Félix Maritaud. Petit plus pour le couple composant l’histoire d’amour du film Arnaud Valois et surtout Nahuel Perez Biscayart. Leur idylle est intense, libre et tendre à la fois. Vraiment déroutant.

Une nouvelle fois c’est un coup de cœur pour moi pour ce film rempli d’authenticité, d’absence de lourdeurs dramaturgiques et surtout d’éclairage sur tout ce qu’a réalisé Act-up qui mérite largement l’hommage rendu par le réalisateur.
C’est un 4.5/5 sur l’échelle de notation « Un Coin de Ciné ».

Cinématographiquement votre.

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